Like an umbrella in Paris, Treize is a space that shelters le Commissariat, Gallien Déjean, Olga Rozenblum, Fanny Schulmann.
Treize is a place for exhibition, events and production.
Treize is supported by Mairie de Paris.

contact : treize.galerie@gmail.com

25 mars 2015

"Brekekex" / ENSBA Lyon à Treize
































Sophie Bonnet-Pourpet, Gaëlle Choisne,
Ruth Cornelisse, Mathilde du Sordet,

Théo Hernandez, Jules Lagrange,

Octave Rimbert-Rivière


Ce fut la venue du sexe qui causa le développement du langage chez
les animaux ancêtres.
Le mot sexe s’est ainsi formé : Ai ? eh ! è. Ai que ? éque ou ec. Ai que ce ?
Exe, sais que ce ? ce éque-ce, ce exe, sexe.
Exe est un premier nom du sexe, nom qui a perdu sa première valeur ;
on l’emploie pour désigner celui qui a perdu son emploi.
On voit qu’à la venue du sexe, on ne savait ce qu’était cette exe-croissance,
ex-croissance. Cet exe est un excès. Je ne sais que c’est. Jeune sexe est.

Jean-Pierre Brisset, La Grande Nouvelle, 1900


Expliquer le choix de Brekekex comme titre de cette exposition revient à contredire la raison
même pour laquelle il est apparu pertinent : un terme en-deçà du langage articulé, un mot sans message, et donc, puisqu’il faut le dire, une évocation, dans les Grenouilles d’Aristophane, du cri des batraciens. L’opération pour en arriver là est un maraboutage de filiations : Duchamp et Foucault admirateurs de Brisset, le « grand chirurgien sémantique » ; Brisset lui-même citant Aristophane. Linguiste amateur, illuminé par la révélation que l’homme descend de la grenouille, Brisset fit le constat que le langage, hermétique jeu de combinaison et de dérivation, est bien l’histoire des hommes, de leur origine animale, et de la sublimation de leurs impulsions.


Aujourd’hui, c’est la St.Brekekex, divinité batracienne des origines de la langue, qui pourrait figurer au calendrier ‘pataphysique. 
À une invitation à évoquer leur rapport à la filiation, à ce qui dans leur pratique relève de l’influence, de l’héritage des formes, sept artistes répondent en disposant des autels privés, les reliques de cérémonies idiosyncratiques ; des figures enfouies, des images mystiques érotisées, des héros de série qui parlent à l’envers. Réponses en forme d’énigmes, mais répliques finalement dignes de l’aporie de la question posée :
au poids de l’histoire se substitue le secret des idoles crépusculaires.


Cette exposition est une collaboration entre le Treize et l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon, où les artistes rassemblés ici ont été diplômés.


Elle bénéficie du soutien de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Lyon et de la Mairie de Paris.

Vernissage le 14 mars 2015 à 18h.
Du 16 mars au 15 avril 2015.
(Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous)

Un catalogue collectif sera publié à l'issu de l'exposition.

4 mars 2015

Sweating as distribution / Échanges et dialogues autour des crypto-monnaies / le 6 mars à 18h



Sweating as distribution
Échanges et dialogues autour des crypto-monnaies

Bar le Mont Dore à côté de chez Treize, 20, rue Moret 18h-20h le 6 mars 2015

Dans le cadre de son invitation par le commissariat, Lætitia Paviani propose à Carl Phelipot de collaborer à la programmation d'une série d'évènements prenant pour point de départ les cryptomonnaies et travaille avec Camilla Wills sur une publication (Love your parasites, coéditée par Paraguay Press) suivie de deux expositions. La réflexion qui naîtra de chaque événement engendrera le sujet du suivant jusqu'au moment d'annoncer et de nommer la première des deux expositions dans le courant du mois d'avril.
  
Le Bitcoin investit depuis sa création un vaste champ d'expérimentations où mathématiciens, économistes, philosophes, passionnés de culture geek se retrouvent pour mener une pensée constructive autour de cette monnaie et défendre un nouveau système, un nouveau mode de relations et d'échanges.

Pour ce premier événement, nos invités seront Adli Takkal Bataille et Yann Moulier-Boutang.

Lancé en 2009 par une ou un groupe de personne(s) anonyme(s) sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, le bitcoin annonce une expérience d'une forme nouvelle en associant des principes de cryptographie à un réseau d'ordinateurs connectés entre eux. C'est l'émergence des cryptomonnaies. Depuis ce jour, le Bitcoin et ses dérivés se présentent comme une alternative au système bancaire centralisé actuellement en place.

Ce type de monnaie numérique crée de la valeur sur du rien, a-t-on tendance à penser. Pour autant, depuis l'abandon de la convertibilité en or, les monnaies « fiduciaires » (du latin fiducia, « confiance »), ne reposent que sur une croyance, celle qu'un bout de papier sur lequel on a écrit 10€ vaut « réellement » cette somme. Pour que cette confiance soit effective et que ce bout de papier devienne un moyen d'échange, sa valeur annoncée doit être garantie et imposée par un organisme centralisateur, une autorité reconnue : État, banque centrale, ville, union de commerçants, etc. Un tiers autoritaire.

Or les cryptomonnaies proposent de réinventer ce rapport en déplaçant confiance et autorité dans un algorithme mathématique soumis à une régulation collective.

Pour que les transactions de ce nouveau système bancaire soient fiables, le protocole doit se prémunir de tout parasitage et passer par l'écriture de preuves encryptées qui viendront s'inscrire dans un grand livre de compte appelé « blockchain ». S'il était imprimé, ce livre comporterait plus d'un million de feuillet A4 ne devant contenir aucune erreur. Ce niveau d'assurance est garantit par un travail collectif et anonyme de vérification qui désigne toutes les 10 minutes par tirage au sort l'ordinateur d'un individu qui viendra ajouter un nouveau « block », une nouvelle page d'écriture au livre.

Écritures, autorité et confiance ne semblent plus jouer les mêmes rôles que dans le sacro-saint schéma patriarcal de la finance moderne dont les banques seraient les églises ou les pères. Laisser les banques faire banqueroute comme de simples entreprises ou comme on divorce, laisser tomber la traditionnelle orthodoxie dominante.

C'est dans ce changement que commence notre réflexion...

Ce premier événement a été imaginé avec la complicité d'Antonio Contador, d'Antoine Dufeu et Damien Le Dévédec, ils participeront également à l'élaboration des suivants.

Adli Takkal Bataille est étudiant en Lettres Classique et webmaster en free-lance. Cependant, passionné depuis toujours de nouvelles technologies, il était naturel qu'il se penche sur la question des monnaies numériques. Il créé en Juin 2014, après quatre mois de réflexion, le site francophone d’informations sur les monnaies numériques Le Coin Coin. Sa formation littéraire lui permet d’essayer de comprendre les problématiques du Bitcoin à travers les sciences humaines. Il travaille également avec la société de vente de bitcoins en ligne par mandat postal Bitboat. Venant de Saint Emilion il souhaite aussi réussir à établir une passerelle entre le Bitcoin et le vin. 

Yann Moulier-Boutang est professeur de sciences économiques à l’Université de Technologie de Compiègne et directeur adjoint du Laboratoire Costech. Il enseigne aussi à l’École Supérieure des Arts et du Design de Saint-Étienne. Principaux livres : Althusser une biographie (Grasset, 1992), De l’esclavage au salariat (PUF, 1998), Le capitalisme cognitif (Éditions Amsterdam, 2007), L’abeille et l’économiste (Carnets Nord, 2010). Il est co-directeur de la revue Multitudes. 



Le commissariat chez Treize est soutenu par la DRAC Ile-de-France.
Treize est soutenu par la Mairie de Paris. 

2 mars 2015


















Projection de "The Oath" de Laura Poitras (
96 minutes, 2010, USA)
Organisée avec Antoine Thirion - jeudi 5 mars 2015 à 20h30

Laura Poitras est cinéaste et journaliste. Son dernier film CITIZENFOUR – chronique de sa rencontre avec Edward Snowden et de sa participation directe aux révélations sur le programme d'espionnage informatique mis secrètement en place par la NSA, poursuivies depuis au sein du journal en ligne The Intercept – est le dernier volet d'une trilogie sur les suites sécuritaires et judiciaires du 11 septembre.
Le second volet, The Oath, part à la rencontre de Nasser al-Bahri, ancien garde du corps de Ben Laden, tandis que son beau-frère Salim Hamdan, un temps chauffeur du chef d'Al-Qaïda, est emprisonné et jugé à Guantanamo dans un procès qui servit à instituer une ahurissante juridiction d'exception. Une autre histoire d'informateur, puisque le serment du titre est celui qu'Al Bahri a brisé en livrant des informations déterminantes pour l'identification des auteurs des attentats du 11 septembre, commis alors qu'il était incarcéré dans une prison yéménite.
Une histoire qui ne consent toutefois pas au partage des traîtres et des serviteurs zélés, mais interroge, dans la fréquentation d'un rhéteur au charisme indéniable et l’observation de la constitution d’une jurisprudence, les mécanismes de la persuasion.
Alors que CITIZENFOUR, oscar 2015 du meilleur documentaire, sort en salles le 4 mars, The Oath n'a jamais connu de distribution en France.

https://textoflight.files.wordpress.com/2007/09/laura-poitras.pdf

27 févr. 2015

Projet Marfa - avec les étudiants des Beaux Arts de Nantes


























Organisépar: Constance Nouvel, Ida Soulard et Treize
Avec: Alan Affichard, Hellene Aligant, Antonin Gerson, Hannah Montoux-Mie, Mathilda Nex, Xarli Zurell.
Exposition ouverte le 28 février

En plein désert du Chihuahua, à trois heures de route d’El Paso, Marfa est une petite ville de 1800 habitants. Construite en 1882 sur le tracé du chemin de fer, bastion des « border patrols », camp d’entraînement pour l’armée de l’air pendant la seconde guerre mondiale, Donald Judd s'y installe au début des années 1970 et rachète les bâtiments militaires alors abandonnés pour y installer ses oeuvres et celles de ses amis (Dan Flavin, Roni Horn, John Chamberlain, Claes Oldenburg, etc). A sa mort, dans les années 1990, s’installent galeries d’art contemporain, résidences d’artistes et festivals de films transformant définitivement la ville en haut lieu de l’art contemporain international. 

Le travail de Judd à Marfa, en tant qu’artiste, architecte et designer relève d’une utopie : travailler l’espace, de l’échelle de l’intime à celle de la ville. Passer d’une dimension à une autre c’est ouvrir de nouveaux modes de représentation et de connaissance. Lorsque l’on change d’échelle, c’est toute la structure qu’il faut repenser. 

Transcription, traduction, codification, partition, transposition, transformation, métamorphose, transfert… 
Partant de ces dynamiques, au mois d'avril 2015, six étudiants des beaux-arts de Nantes partiront pour trois semaines à Marfa. Ce séjour aura pour enjeu l’exploration de ces passages, de ces moments de glissements et d’articulation, entendus comme la définition possible d’une dynamique artistique, d’une méthode, à la fois de recherche, de production et d’exposition. Cette exploration collective se clôturera par une exposition à Marfa, une exposition retour à Nantes et la production d'une publication. 

En préfiguration de ce voyage, les étudiants présentent à Treize le samedi 28 février des oeuvres représentatives de leurs recherches actuelles accompagnées de leurs projets pour Marfa sous forme de maquettes, dessins, plans, et textes. Conçue comme une étape intermédiaire, cette journée de workshop pratique se veut un moment d'accélération et d'intensification de leur projets individuels grâce aux interventions, tout au long de la journée, d'artistes, producteurs et commissaires d'exposition qui viendront réagir à leurs propositions.

24 janv. 2015

Serendip.lab - 24 jan. 2015


 

























Serendip.lab présente :

Jean Bender Lyon / HAK Lofi)
DIY noise hardware, circuit bending.

Cogne & Foutre (Lyon)
Maelstrom audio vidéo analogique

Olivier Guillerminet (Paris / Darling Dada)
Musique expérimentale digitale et modulaire.

A partir de 20h / 3 euros



 

30 déc. 2014

Felicia Atkinson Booklaunch & Music show - 30 dec. 2014













































Le 30 décembre 2014 de 19 à 22h,
Présentation / Lancement / Signature / Concert de Felicia Atkinson à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Improvising Sculpture As Delayed Fictions" (Shelter Press). Concert à 20h30.
Entrée gratuite / livre à vendre !

December 30th, 2014
Presentation / launch / signing / music show by Felicia Atkinson at the occasion of the the release of her latest output "Improvising Sculpture As Delayed Fictions" (Shelter Press). Musicshow at 20.30
Free entrance / book for sale !

/// LINKS ///
http://shelter-press.com/050-Felicia-Atkinson-Improvising-sculpture
http://shelter-press.com/felicia-atkinson
http://feliciaatkinson.com/

2 déc. 2014

La solitude, at Astrup Fearnley Museet in Oslo in "Europe, Europe" - December 4 to January 4

























http://www.afmuseet.no/en/aktiviteter/2014/desember/treize

http://www.afmuseet.no/en/utstillinger/2014/europe-europe

"La solitude" by Treize
With Jean-Marie Appriou, Nina Childress, Mathis Collins, Benjamin Crotty & Nour Mobarak, Arnaud & Bertrand Dezoteux, Jason Glasser, Sheila Hicks, Matthieu Palud, Nicolas Roggy and Matrix Killings.



Depuis la création du Treize, nous avons fait de nombreuses réunions. Souvent interminables, rares sont celles qui se conclurent par des décisions ou des intentions collectives très limpides. Un point, cependant, a toujours fait consensus : Treize ne s'envisage pas comme l'outil de promotion d'une scène artistique spécifique. Nous en serions bien incapable. S'il fallait en résumer l'activité, nous dirions que Treize est un mélange d'investissement créatif à perte, d'amateurisme structurel et de questionnement sur la responsabilité d'une forme ou d'un geste vis-à-vis de son contexte d'émergence.

À cet égard, ce qui nous a d'abord intéressé dans cette invitation à participer au projet Europe, Europe, c'était d'y répondre en travaillant sur les conditions d'énonciation d'une scène locale. Nos premières conversations eurent lieu avec des artistes américains installés à Paris. Que représentait pour eux, venant d'une territoire symbolisant l'impérialisme culturel, le fait de s'implanter dans une capitale dont la bohème est devenue depuis bien longtemps un agrément touristique, le décor stéréotypé d'une scène artistique révolue ? L'exposition joue imperceptiblement d'une certaine mythologie romantique – celle, notamment, de « l'Américain à Paris », qu'elle met en tension avec des contrepoints prélevés dans la pratique des artistes exposés : la périphérie, l'exil et la solitude.

À travers cette exposition, nous souhaitions également évoquer le Treize et la communauté qu'il tente de fédérer autour de lui, au fil des projets qu'il organise. Comment parler de nous-mêmes sans tomber, cette fois, dans l'autopromotion ? Nous avons répondu à cette question en décidant de concevoir cette invitation extérieure non pas comme une rétrospective de nos activités mais plutôt comme un moyen de réfléchir avec les artistes à la programmation à venir du Treize durant l'année 2015. Une « protospective », en quelque sorte. C'est-à-dire une exposition qui ne se conçoit pas comme l'aboutissement de quelque chose mais comme le désir et la promesse de collaborations futures. Chaque œuvres de l'exposition annonce un événement qui se produira chez Treize dans les prochains mois – ce qui explique, pour certains de ces objets, une allure de teaser, un état d’inachèvement, ou d'absence.

Astrup Fearnley Museum à Oslo, Norvège

Treize reçoit le soutien de la Mairie de Paris

11 nov. 2014

le non_jazz#1112 / 11 novembre 2014































MONOPOLY CHILD STAR SEARCHERS/us
LIEVEN MOANA/DOLPHINS INTO THE FUTURE/be
FLESH WORLD/fr
BLACK LAGOYA/fr

20:00
6€


Fly ::CL

http://nnjzz.tumblr.com/

23 oct. 2014


WHATS THE SONG THAT GOES OOO. OH 
de Laurie Charles et Carl Palm.
Une exposition du commissariat chez Treize
Du 18 octobre au 1 novembre 2014

Partners: DRAC Île de France, Komplot, Brussels (BE), Baltic Art Center, Visby (SE), Treize et Le Commissariat, Paris (FR).

20 sept. 2014

16 sept. 2014

Programmation du 11 septembre au 4 octobre 2014
























Exposition et programmation de films du 11 septembre au 4 octobre 2014

Benjamin Klintoe / Dan Perez
Julie Joubert
Amandine Faynot
Aude Boissonnas
Mohamed Bourouissa
Laure Cottin
Barbara Ryckwaert
Clément Le Penven
Lahouari Mohammed Bakir
Clarisse Hahn


Le détail de ce programme sera mis à jour régulièrement sur la page facebook de l’événement.

Avec la participation de l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et l'aide du secteur photo-vidéo de l'ensad.