Like an umbrella in Paris, Treize is a space that shelters le Commissariat, Olga Rozenblum, ali_fib gigs and Gallien Déjean.
Treize is a place for exhibition, events and production.
Treize is supported by Mairie de Paris.

contact : treize.galerie@gmail.com

18 mars 2014

Partners in crime, Glen Rubsamen - 21 mars au 19 avril 2014





































Partners in Crime
Glen Rubsamen

Commissariat: Caroline Soyez-Petithomme

Vernissage vendredi 21 mars de 18h à 21h
22 mars - 19 avril
ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 19h



Le 12 mars 2014,

Quand je suis retourné à Los Angeles après une absence de près de 20 ans, ce  qui m’a le plus surpris sont les panneaux d’affichage numériques (logique bien sûr car ils sont beaucoup plus efficaces que les anciens panneaux statiques) et la relation qu’ils entretiennent avec les autres éléments du paysage californien. J’ai rapidement réalisé qu’il était presque impossible de trouver un panneau d’affichage numérique à Los Angeles sans qu’un palmier se glisse dans le cadre de l’image. Les antennes de téléphonie cellulaire, souvent déguisées en arbres, font également partie intégrante de ce paysage post-naturel caractéristique de mon lieu de naissance.

Les panneaux d’affichage sont des supports publicitaires de consommation de masse livrant des images bi-dimensionnelles en constante évolution. Les antennes de téléphonie sont des outils de “services”, au même titre que les lampadaires, les feux rouges, les poteaux électriques ou téléphoniques (sur le plan technologique et par rapport au volume considérable que ces derniers occupent, l’étendue de leur transmission est aujourd’hui moindre) et parmi eux les palmiers ont l’air très anciens (ils ont entre 40 et 100 ans) et font figure de rares êtres vivants tridimensionnels. De cet “accidentel assemblage” résulte l’image d’une nouvelle symbiose “Nature/Culture”. 

En réalité, cet ensemble représente trois âges de la publicité. La nature comme publicité : à Los Angeles les palmiers ont été plantés lors de la création de la ville comme un élément de propagande culturelle martelant le côté glamour et exotique du Pacifique, en somme un leurre visuel pour les populations arrivant de l’Ouest. La domination toujours plus accrue de la publicité se poursuit avec la multiplication des panneaux d’affichages dont le texte et l’image atteignent des proportions démesurés et semblent parfois flotter dans les airs, au-dessus des bâtiments et toits-terrasses (ce type de panneau est le plus ancien et date du milieu du 19ème siècle) afin de pouvoir être lus et vus depuis un véhicule. Enfin, la publicité a pu être projetée sur plusieurs kilomètres via des centaines de milliers de smartphones et tablettes desservis par des tours de téléphonie mobile. 

Le moindre détail du paysage représenté par ces photographies et peintures est commercial, il est le produit direct des plans de marketing et d’une culture entrepreneuriale outrancière. L’imbrication complexe de ces équipements publicitaires transgénérationnels dans le paysage urbain constituent autant d’opportunités de compositions picturales aléatoires. A cela s’ajoute d’autres critères et circonstances: la direction du soleil, les droits de propriété, la circulation, l’aléatoire des décisions prises par le capitalisme de marché, la fertilité du sol, la classe sociale du passant lambda, la mode et la paresse pour n’en nommer que quelques-uns. Au milieu de la juxtaposition de ces éléments émerge une possibilité de créer une image avec un grand potentiel de vérité. 

Mes photographies et peintures n’ont aucune relation entre elles, elles sont des tentatives distinctes mais équivalentes d’exploiter ce potentiel. Elles réussissent autant qu’elles échouent pour des raisons et par des manières différentes et il demeure paradoxalement intéressant de les voir toutes ensemble pour la réalité isolée que chacune représente, à l’instar de portraits d’individus. Et pour conclure: la peinture de l’avion « de chasse » sur le piédestal fonctionne pour moi comme un énième type de panneau d’affichage, une publicité parmi tant d’autres mais sécuritaire, symbole de pouvoir et de nationalisme.

Bons Baisers de L.A,
Glen

10 févr. 2014

Vernissage 13/02/2014 : MELISSA DUBBIN & AARON S. DAVIDSON - a drusy vein (13/02 - 15/03)



Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, Mike Muckerheide (dichroic glass), 2013.
Archival pigment print. 44 x 54 inches / 111.76 x 137.16 cm




Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson
a drusy vein
13 février – 15 mars 2014 
Vernissage jeudi 13 février, 18h
Treize


"Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n'intéressent ni l'archéologue, ni l'artiste, ni le diamantaire. Personne n'en fit des palais, des statues, des bijoux (...)"

Roger Caillois, Dédicace de Pierres (Gallimard, 1966)


La pratique de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, décrite comme « a mental stereo pair », puise largement dans le lexique de la géométrie du son stéréophonique et de la vision binoculaire. Ils sont les coauteurs d’un ensemble d’œuvres, entendues comme production de formes, d’objets, d’images et d’expériences, qui embrassent indifféremment la photographie, la vidéo, le son, l’installation, le dessin, la sculpture et le livre d’artistes, depuis qu’ils ont initié leur travail en commun en 1998.

Souvent traversé par la question de la matérialisation de phénomènes immatériels - comment photographier la température ou le vent (Smokescreens), comment sculpter et photographier le son (The New Noise, Echoes), comment énoncer ou rendre audible une image (the camera moves…) -, leur travail explore la manière dont le temps manifeste son empreinte (Volumes for Sound), et la manière dont les objets enregistrent, conservent et restituent souvenirs et histoires (You Love Me TrulyFallen Books). C’est dire le primat de la narration spéculative dans des œuvres qui, depuis 2006, se sont développées sur un substrat biographique et fictionnel (Nobody Shoots a Broken Horn), ou qui les ont conduit, selon des protocoles et scripts précis, à créer au coeur de leur travail les conditions pour des projets collaboratifs (Sound Design for Future Films).

Mais c’est peut-être avec Making a Record (Diamond, Ruby, Sapphire, Emerald) que l’ensemble de ces questions s’articule de manière encore plus complexe. Le projet constitue le portrait itératif d’une gemmologue réalisé avec la matière qui fonde sa pratique : la voix de Karen L. Davidson parlant de quatre pierres a dans un premier temps été gravée par ces mêmes pierres sur quatre disques matrices réalisés par galvanoplastie. Quatre pendentifs ont ensuite été conçus en utilisant les quatre stylets de diamant, de rubis, de saphir et d’émeraude, avant d’être portés par quatre personnes (une commissaire d’exposition, un auteur, un artiste et une psychanalyste), qui à leur tour ont produit quatre textes retraçant leurs expériences respectives au contact de ces objets.

Work in progress depuis 2009, Making a Record est présenté dans ses derniers développements au Treize, parmi un canevas d’œuvres nouvelles et anciennes, faisant une large place à la matérialisation du son et à l’exploration de technologies de vision (télescope, microscope, appareil photo), aux côtés de modes plus récents de lecture et d’écriture d’images (laser).

Ni joailliers ni tailleurs de pierre, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson ont pourtant fait du minéral un modèle, un enjeu central de leur pratique, ce que donnera à voir leur exposition a drusy vein : une veine drusique. Masse tabulaire de cristaux tapissant une fissure longiligne dans la roche, la veine drusique est ainsi "déposée" en elle, comme dans son lit. La veine naît dans les profondeurs rocheuses mais ne se signale au regard que par la strie qu’elle laisse apparaître à la surface de la roche. La trace précède ici l’inscription. Et c’est à l’observation de cette trace discrète, qui indique l’endroit d’un potentiel trésor, que le travail de ces deux artistes nous invite.

A la fois structure et processus de sédimentation, l’exposition est rythmée par l’inclusion hebdomadaire de nouveaux travaux et événements (concert, diffusion sonore, projection, lecture, rencontre et discussions) venant modifier en permanence la nature de ce qui est montré et de ce qui est potentiellement découvert. Chaque jeudi, a drusy vein invite ainsi les visiteurs à explorer, à la façon du prospecteur, des strates successives et des registres de production afin d’en excaver du sens, des questions et surtout de nouvelles spéculations. Chaque événement devient quant à lui la formalisation possible d’une œuvre tout en étant la condition nécessaire à la reconfiguration de l’exposition elle-même.

- Maxime Guitton (commissaire de l’exposition)


Biographie :

Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson collaborent depuis 1998. Leur travail a fait l’objet d’expositions personnelles, les plus récentes à Audio Visual Arts (AVA), New York, NY (2013) ; Henie Onstad Kunstsenter, Høvikodden, Norvège (2012) ; et Nýló, The Living Art Museum, Reykjavik, Islande (2012). Parmi leurs dernières expositions collectives, on peut citer The String and the Mirror, Lisa Cooley, New York, NY (2013) ; Alchemical, Steven Kasher Gallery, New York, NY (2013) ; Sound Spill, Zabludowicz Collection, New York, NY (2013). Leur travail a été exposé à travers le monde, en musées, galeries et centres d’art, notamment SculptureCenter, New York ; Wexner Center for the Arts, Columbus, Ohio ; Overgaden, Copenhague, Danemark ; Exit Art, New York, NY ; New Museum, New York, NY ; 2004 Gwangju Biennale, Corée ; et Moderna Museet, Stockholm, Suède. Leur travail est actuellement visible à la Pulitzer Foundation for the Arts, St. Louis, MO et à Diverse Works, Houston, TX. a drusy vein est la première exposition personnelle à Paris de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson.

Dubbin et Davidson résident et travaillent à New York.  



Heures d’ouverture et calendrier général de l’exposition :

a drusy vein est ouverte les jeudi (18h-20h), vendredi (12h-20h) et samedi (12h-20h), et sur rendez-vous du lundi au mercredi.

Chaque semaine, une série d’inclusions (concert, diffusion sonore, projection, lecture, rencontre et discussions) vient rythmer l’exposition. Toutes les informations détaillées seront adressées par une newsletter hebdomadaire.

Jeudi 13 février (18h)
Vernissage

Jeudi 20 février (18h)
Inclusion #2

Samedi 22 février (21h)
Concert de Stine Janvin Motland

Stine Janvin Motland est une chanteuse, improvisatrice et compositrice. Son travail met en œuvre un éventail de techniques vocales qu'elle déploie dans les champs de la nouvelle musique, du théâtre et de l'improvisation. Figure centrale de la scène musicale expérimentale norvégienne, elle se produit en solo et avec les groupes VCDC et S/S Motsol. Parallèlement à ses collaborations avec C. Spencer Yeh, Chris Corsano, Lasse Marhaug, Maja Ratkje, Fred Lonberg-Holm, Nils Henrik Asheim, Frode Gjerstad, Øyvind Torvund ou encore Mats Gustafsson, elle se produit comme comédienne et chanteuse au sein de sa propre compagnie de théâtre, Brigitte & Paula Band et au sein de l'opéra pour bébés Korall Koral. Entrée : 5 €

Jeudi 27 février (18h)
Inclusion #3

Samedi 1er mars (18h)
Conversation entre Violaine Sautter, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson et Maxime Guitton

Violaine Sautter est géologue au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), directrice de recherche au CNRS, et co-investigatrice sur le Laser Chemcam embarqué sur Curiosity, le programme actuel de la NASA sur Mars. Avec la participation du Programme d'expérimentation en arts et politique (SPEAP) de Sciences Po.

Jeudi 6 mars (18h)
Inclusion #4

Samedi 8 mars (18h)
Diffusion sonore de The Anatomy of Melancholy de Rudolf Komorous (1974)

The Anatomy of Melancholy est une pièce de durée indéterminée pour bande et « tape-jockey » créée par le compositeur canadien d’origine tchèque Rudolf Komorous (né en 1931). Elle tire son origine du traité du même nom écrit en 1621 par le pasteur anglais Robert Burton, catalogue étrange des causes, symptômes, pronostics et traitements de toutes les formes de mélancolie. Basé sur un répertoire de 149 pistes de durées variables, composées pour synthétiseur Buchla, piano, orgue, clavecin, basson, cordes, field recordings, …, et enregistrées en mono, stéréo et quadriphonie, cet environnement sonore sera diffusé et spatialisé par Eric Chenaux & Maxime Guitton.

Jeudi 13 mars (18h)
Inclusion #5

Samedi 15 mars (18h)
Projection de Sound Design for Future Films (2006, 2008, 2010) & lecture d’Elina Löwensohn, comédienne

Sound Design for Future Films est un projet de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson qui se propose de renverser la hiérarchie et le flux de travail propres à la production de films, en prenant pour point de départ une bande-son de 2 minutes 30 réalisée pour une scène qui n’existe pas. Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson ont pour ce faire commencé par rassembler les détails narratifs sonores nécessaires à la construction de la scène : sons décrivant des actions imaginées, qui ne soient ni dialogue ni musique. Prélevés dans des bibliothèques sonores, ils ont été composés de manière à créer une narration indirecte. La matière sonore ayant été pensée comme la ressource première utilisable par des plasticiens, la scène a alors été confiée à 20 artistes invités à créer les images manquantes. Chaque contributeur a reçu pour seule instruction de ne pas modifier la bande sonore qui leur avait été transmise. Sound Design for Future Films est une plateforme collaborative initiée en 2006, dont la troisième édition a eu lieu en 2010.  



Informations pratiques :

Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson
a drusy vein
13 février – 15 mars 2014
Vernissage jeudi 13 février, 18h

Treize

24, rue Moret

75011 Paris

M° Couronnes / Ménilmontant
+33 1 48 05 79 48
chez-treize.blogspot.fr



Treize est un espace de travail et d'exposition qui abrite le Commissariat, Olga Rozenblum, Maxime Guitton (ali_fib gigs) et Gallien Déjean. Il reçoit le soutien de la Mairie de Paris et de la Mairie du 11e.

a drusy vein a bénéficié du soutien de l'Ambassade royale de Norvège à Paris.

4 févr. 2014

Saturday February 8 : Jodie Mack - Let your light shine

Galaxy of love, J. Mack
                      




















Jodie Mack in Paris.
A performance will be run by the artist. 
Films will be screened and installed. 


New Fancy Foils (12.5 m, 16mm, color, silent)
Undertone Overture (10.5m, 16mm, color, sound) 
Dusty Stacks of Mom: the Poster Project (41m, 16mm, color, sound- PERFORMANCE)
Glistening Thrills (8m, 16mm, color, sound)
Let Your Light Shine (3m, 16mm, color and b/w, sound- EN 3 D)

www.jodiemack.com

http://www.filmlinc.com/nyff2013/films/program-13-jodie-mack-let-your-light-shine

Organized by Olga Rozenblum, in collaboration with Braquage

Also, Monday February 10, 20:15 : 

Screening of Jodie Mack's films at Studio Galande (2 rue Galande 75005)
Organized by Braquage

14 janv. 2014

Renaud Jerez & Matrix Killings présentent : HSBC, The world's local bank. 22 janvier - 6 février


Renaud Jerez & Matrix Killings
HSBC, The world's local bank
22 janvier - 6 février

Vernissage le mercredi 22 janvier à 18h
Ouvert du mercredi au samedi
de 14h à 19h

HSBC, The world's local bank est une exposition-cadeau, offerte dans le cadre de la levée de fonds menée par le Treize en 2013 et qui a rassemblé 113 donateurs. Les œuvres d'art acquises par ces business angels seront exposées dans HSBC, the world's local bank.

Organisé par Gallien Déjean et l'équipe du Treize

En parallèle, la galerie Crèvecœur présente ADIDEATH, une exposition personnelle de Renaud Jerez, du 17 janvier au 15 mars

30 déc. 2013

Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, a drusy vein (13 février - 15 mars 2014)

Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, Mike Muckerheide (dichroic glass), 2013 
archival pigment print. 44 x 54 inches / 111.76 x 137.16 cm









































Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson
a drusy vein
13 février - 15 mars 2014
Exposition organisée par Maxime Guitton

The surface looks as if it has been inscribed, though, and as I listen to Karen’s impassioned voice unfolding her wisdom, a Shahrazad of gemmological mysteries, and catch, between her words, the scritching and bumping of the ruby needle as it vibrates on the disc it’s incising to her pauses and her breath, the largest of the rubies on the pendant in my hand took on cosmic size, and I remembered someone telling me once that she had met an astronaut. He had been out in space and she asked him whether he could smell the void. He said, ‘No, because we are sealed in our space suits when we leave the capsule.’ But then he added, after a beat, ‘There is a moment, though, when the smell of space is still clinging to the suit when we come back inside.’ She urged him on. After another pause, he said, ‘It smells like banging two rocks together.’

Ruby by Marina Warner, from Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, Making a Record (Diamond, Ruby, Sapphire, Emerald), 2013.




Le communiqué de presse sera publié et disponible en janvier 2014.

Richard Youngs | Eric Chenaux (dimanche 12 janvier 2014)












































ali_fib 

Richard Youngs (uk)
Eric Chenaux (can)


dimanche 12 janvier 2014 - 5€
Ouverture des portes à 20h30

conception graphique : Darryl Norsen
photo : Yann Vézilier


Pour s'inscrire sur l'événement FB, c'est ici.


Richard Youngs
(UK - Jagjaguwar, VHF, Volcanic Tongue, Table of The Elements, No Fan Records, …)

Il y a comme une certaine vanité à vouloir présenter en quelques mots un musicien dont l'oeuvre, monumentale, construite en toute discrétion et à une cadence jamais démentie depuis ses débuts sur un 4-pistes dans les années 80, se trouve être également aussi "versatile", la trajectoire de celui qu'on a décrit comme le fils spirituel d'Eddie Prevost et de Maddy Prior l'ayant placé en orbite de nombreux territoires musicaux : prog, folk, électronique, improvisation, etc.. Les mains vides (disques a cappella) ou devisant avec une guitare, un shakuhachi, un accordéon, un theremin, un synthétiseur, un dulcimer, Richard Youngs a traversé les décennies indifféremment seul ou en (très) bonne compagnie : Simon Wickham-Smith, Jandek, Matthew Bower, Neil Campbell, Alex Neilson, Damon & Naomi, Brian Lavelle, Makoto Kawabata, Luke Fowler, etc. etc. etc. 

"Youngs isn't the first leftfield thinker to use folk music as a vessel to pirate out into the depths of intuitively mapped space, and the curve of his career matches much of what has recently been happening in terms of transatlantic New Weirdness. His revisionist approach to the fountainhead aligns him with more contemporary spirits like Matthew Valentine and Six Organs of Admittance's Ben Chasny, players who have adopted avant garde strategies not as a massive break with the past but as a resumption of a suppressed tradition, making overt the connection between 'basic' folk modes and experimental approaches by working roughhouse musical gestures into sublime new alphabets". (David Keenan, "The Long Road Home", The Wire #259)

C'est avec Eric Chenaux que Richard Youngs a choisi de s'absenter de Glasgow pour deux dates : au Cafe Oto à Londres et au Treize à Paris. 

http://youtu.be/QDR4-VJxMx4
http://youtu.be/_AsohLYE7QQ
http://www.jagjaguwar.com/artist.php?name=youngsrichard
https://soundcloud.com/volcanictongue/unreleasedrichardyoungs
http://freemusicarchive.org/music/Richard_Youngs/


---

Eric Chenaux (CAN - Constellation, Grapefruit, Okraïna, ...)

Eric Chenaux explore de manière oblique l’idiome « chanson » passé au tamis de l'improvisation, du collage et de la déconstruction, chère à Gilius van Bergeijk (un compositeur important pour EC). Au fil d’un répertoire accidenté d’airs et de balades vernaculaires sans âge ou sans auteur, où il n'est pas rare d'entendre un texte de l'Ars Nova médiéval muter et s'anamorphoser sur un horizon post-sharrockien, pavé de saillies et de trous d’air qu’il enlumine occasionnellement de sa voix de cristal à la Arthur Russell, Eric déploie en cascade un jeu de guitare virtuose pour dessiner un monde "beau bizarre".

http://cstrecords.com/eric-chenaux/
http://youtu.be/FUOqFSMNP-w
http://youtu.be/8uK2NMoJsSw
http://snd.sc/YLrKsh



15 nov. 2013

Ed Askew Band | Arlt (samedi 30 novembre 2013)











































ali_fib

Ed Askew Band (us)
Arlt (fr)


samedi 30 novembre 2013 
Ouverture des portes à 20h30
6 €

conception graphique : Darryl Norsen


Ed Askew Band (us - ESP Disk', De Stijl, Drag City, Tin Angel)

Ed Askew est un peintre et musicien américain. Né à Stamford dans le Connecticut en 1940, il s'installe à New Haven où il étudie la peinture à l'université de Yale de 1963 à 1966. Son diplôme en poche, il échappe au service militaire en commençant à enseigner dans un lycée privé du Connecticut, avant de se réinstaller à New Haven, juste au moment où la scène musicale locale commence à prendre son essor. On y trouve notamment deux futurs artistes ESP : Erica Pomerance et Bill Horowitz.

C'est pendant cette période (1966-1967) qu'il acquiert son instrument de prédilection, une Martin Tiple, petite guitare latino-américaine qu'il décrit comme un "instrument à dix cordes de la forme d'un ukulele baryton." Ed Askew joue alors au sein d'un groupe psychédélique folk, Gandalf And The Motorpickle, qui se produit au Exit Coffeehouse, dans la cave d'une église méthodiste. Il compose par ailleurs beaucoup pendant ces six mois puisqu'il couche sur le papier 25 chansons qui finiront par constituer le matériau de ses deux premiers albums solo. 

Peu après son départ de Gandalf And The Motorpickle, Ed Askew déménage à New York en 1967 où il rencontre Bernard Stolman de ESP Disk' (Pearls Before Swine, Sun Ra, Albert Ayler), qui lui offre un contrat et publie son premier album : "Ask The Unicorn". "Little Eyes" est enregistré dans la foulée, mais "The Unicorn" se vend mal, Ed Askew monte ses concerts sans aucune promotion et sa musique plonge inévitablement dans l'obscurité puis l'oubli. De retour à New Haven entre 1968 à 1986, où il continue d'écrire, d'enregistrer des chansons et de jouer occasionnellement (voir plus bas l'émission incroyable qu'il enregistre en 1986 pour une chaîne câblée), Ed Askew s'installe en 1987 à New York. "Little Eyes", resté inédit depuis son enregistrement en 1967, est redécouvert en 2005 par Clint Simonson qui le publie sur son label De Stijl. Par son intermédiaire, Ed Askew et Steve Gunn commencent à jouer et enregistrer ensemble entre 2010 et 2011. A l'été 2011, Ed Askew réalise sa première tournée américaine ; et à l'automne 2013, sa première tournée européenne, accompagné de Jordan Hunt (violon), Jay Pluck (clavier) et Tyler Evans (guitare/tiple). Ed a 73 ans.


http://edaskew.bandcamp.com/
http://www.tinangelrecords.co.uk/edaskew/
http://www.destijlrecs.com/askew.html
http://youtu.be/oEWS4VD9M0Q
http://youtu.be/nugX1PL9GE8
http://youtu.be/_zNu3DArfKo


Arlt (fr - Almost Musique, Windbell Records, ..)

"Arlt chante à deux : voix d’eau (Eloïse Decazes) et voix de terre (Sing Sing) comme des haikus tournés mantras contrariés. Leur incandescente austérité fait des trucs." Voilà pour débuter. Flibustiers lettrés, chasseurs de spectres en tous genres, ces compagnons de route de Maher Shalal Hash Baz, Josephine Foster, Eric Chenaux, et Spires That In The Sunset Rise, ont cartographié en une poignée d'albums et de 7", et en VF, un territoire dentelé dont les points extrêmes pourraient être dans le désordre et de façon intuitive (donc fragmentaire), Mayo Thompson, Ivor Cutler, Guillaume de Machaut, Albert Ayler, les catalogues de K Records et de Mississippi. Ils seront sur scène avec Mocke (Holden). 

"Avec l'humble ingéniosité des artisans et un matériel réduit au strict nécessaire, (Arlt) redonne tout son lustre à un art ancien, qui revêt soudain l'éclat de la nouveauté. Il entre peut-être du folk et du madrigal, du blues et de la pop, des langages d'autrefois et des propositions inédites, dans la composition de ce singulier mortier sonore battu à mains et à voix nues. Ça n'a en réalité que peu d'importance : l'essentiel, ici, se trouve dans une musique qui cultive à la fois sa longue mémoire et son amour de l'imprévu pour jouer sa propre partition, hors des modes et au cœur d'un présent ouvert sur l'immensité des temps passés et à venir." (Richard Robert)

http://www.arltmusic.com/
http://youtu.be/nSiRndX6kek
http://youtu.be/t7e6jsaF__0