Like an umbrella in Paris, Treize is a space that shelters le Commissariat, Olga Rozenblum, ali_fib gigs and Gallien Déjean.
Treize is a place for exhibition, events and production.
Treize is supported by Mairie de Paris.

contact : treize.galerie@gmail.com

16 sept. 2014

Programmation du 11 septembre au 4 octobre 2014
























Exposition et programmation de films du 11 septembre au 4 octobre 2014




Benjamin Klintoe / Dan Perez
Julie Joubert
Amandine Faynot
Aude Boissonnas
Mohamed Bourouissa
Laure Cottin
Barbara Ryckwaert
Clément Le Penven
Lahouari Mohammed Bakir
Clarisse Hahn


Ouverture le jeudi 11 septembre : projection de l'ensemble des films du programme à la tombée de la nuit. 


L'artiste Clarisse Hahn est invitée à présenter une programmation de films d'artistes qu'elle a connu comme étudiants à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs de Paris où elle enseigne.
Elle propose également une série d’accrochages temporaires sous forme de réponses à ces projections.


Programme de l'exposition du 11 septembre au 4 octobre 2014 :
Les séances donnent lieu à l'accrochage temporaire d’œuvres d'artistes invités à répondre à la programmation. Ces œuvres seront visibles jusqu'aux lendemains des projections.

11 septembre à la tombée de la nuit : projection de l'ensemble des films du programme
et jusqu'au lendemain : Lahouari Mohamed Bakir

13 septembre à 19h30 : NO BLOOD IN MY BODY de Laure Cottin 
et jusqu'au lendemain : Aude Boissonnas

19 septembre à 19h30 : ADAK d'Amandine Faynot 
ROCHA-SADOULA de Clément Le Penven
et jusqu'au lendemain : Barbara Ryckwaert

26 septembre à 19h30 : TEMPS MORT de Mohammed Bourouissa
et jusqu'au lendemain : Clarisse Hahn (courtesy Galerie Jousse Entreprise, Paris)

1er octobre à 19h30 : CANTINE / TRANSEPT de Benjamin Klintoe et Dan Perez
et jusqu'au lendemain : Julie Joubert

3 octobre à 19h30 : GERILLA de Clarisse Hahn

Le détail de ce programme sera mis à jour régulièrement sur la page facebook de l’événement.


Avec la participation de l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et l'aide du secteur photo-vidéo de l'ensad.

En parallèle, à l'occasion de la Nuit Blanche du samedi 4 octobre 2014, les inRocKs lab s’associent à l’École des Arts Déco pour proposer une programmation de films. 

31 août 2014

in "Europe, Europe" at Astrup Fearnley Museet, Oslo

Exhibition from December 4, 2014 to January 4, 2015

Details to be published soon 


http://www.afmuseet.no/en/utstillinger/2014/europe-europe

WHATS THE SONG THAT GOES OOO. OH. OH, Laurie Charles & Carl Palm.





















Exposition du 18 octobre au 14 novembre 2014


WHATS THE SONG THAT GOES OOO. OH. OH est un projet collaboratif mené par Laurie Charles t Carl Palm. Le projet s’articulera autour d’un va et vient entre ces deux mediums que sont la vio et la sculpture.
Le projet central est un film road movie ali en partie sur lˆıle de Gotland à 90 km de la cote sdoise, durant une sidence à BAC, Baltic Art Center. Des sculptures seront produites conjointement au film et seront expos ensemble pour les deux expositions à venir à Treize à Paris et Minibar Art Space à Stockholm.

Partners: Komplot, Brussels (BE), Baltic Art Center, Visby (SE), Treize et Le Commissariat, Paris (FR), Minibar, Stockholm (SE), Lieu-Commun espace d’art contemporain, Toulouse (FR).

20ème anniversaire du 1er album de SISTER IODINE

Concert gratuit. 

Dans le cadre du 20ème anniversaire du 1er album de SISTER IODINE
programmation proposée par le non_jazz

http://www.sister-iodine.net/
http://nnjzz.tumblr.com/

Détails line-up à venir

le non_Jazz#0909 - 9 septembre 2014






























HUMAN HEADS/uk
KELLY JAYNE JONES/uk
GOLEM MECANIQUE/fr
NOW CUT/fr

september 9, at Treize
20:00
6€

HUMAN HEADS/uk manchester
https://soundcloud.com/humanheads/
http://www.psykickdancehallrecordings.com/


KELLY JAYNE-JONES/uk manchester
http://kellyjaynejones.tumblr.com/
www.partwildhorsesmaneonbothsides.com

GOLEM MECANIQUE/fr nantes
http://golemecanique.bandcamp.com/
http://dronesweetdrone.bandcamp.com/album/stroj-zamek

NOW CUT/fr paris
http://nowcut.blogspot.fr/
http://nowcut.bandcamp.com/album/nowcut-emmanuel-mieville

details : https://www.facebook.com/events/607662516015466/


Fly::CL


le non_Jazz
http://nnjzz.tumblr.com/

5 juil. 2014

hotspotVA







hotspotVA

Une exposition avec Lesley Anderson, Sylvain Azam, Benjamin Blaquart, Lorraine Châteaux, Clarence Guéna, Zoewend Kisgu Ilboudo, Zora Mann, Georgia René-Worms & Giuliana Zefferi, Michel Servé, after Xavier Theunis, Ulricke Theusner, Julien Ziegler.
Une proposition de Julien Bouillon et du Commissariat.
Vernissage le vendredi 27 juine 2014 de 18h à 22h.
Exposition du 28 juin au 26 juillet.
Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.

Cadre un : Julien Bouillon enseigne depuis dix ans à la Villa Arson. Quoiqu’il n’y enseigne pas la peinture (mais « l’art en général »), il prétend qu’il aime particulièrement la peinture, — et d’ailleurs, il poursuit lui-même « un travail de peinture », entre autres. Aujourd’hui, la peinture n’est rien d’autre que l’art en général sous les espèces d’un particularisme ancien, ou bien l’art en général réinscrit sur le support d’une de ses surfaces historiques. Cadre deux : le Commissariat, et singulièrement Cyril Verde, ont voulu choisir avec Julien Bouillon une douzaine de peintres (ou « peintres ») séjournant ou ayant séjourné à la Villa Arson durant ces dix dernières années, — des étudiants, d’anciens étudiants, d’autres. Or Julien Bouillon aime bien concevoir des expositions en tant que commissaire. Cadre trois : Xavier Theunis (un ancien étudiant de la VA) propose à ses amis et connaissances de réaliser contractuellement des œuvres « à la Theunis ». Ce jeune artiste est (un peu) connu pour avoir plusieurs fois incrusté ses propres tableaux dans des parois construites ad hoc et utilisé spécialement des plans inclinés afin de biaiser le « regard sur les œuvres ». Julien Bouillon a donc décidé d’inviter Xavier Theunis à hotspotVA non pas realiter, mais en construisant dans l’espace d’exposition deux parois qui s’écartent des murs selon un angle de quelques degrés et dans lesquelles les peintures sont « enchâssées » : « à la Theunis ».

Les cadres (un, deux, trois) sont comme des guillemets ou des contrats à l’intérieur desquels sont enchâssés les éléments donnés à voir : on appelle usuellement ça une exposition. En l’occurrence, l’écart croissant ou décroissant entre la paroi-support des peintures et le mur même pourrait symboliser les plans de la qualité (d’être une peinture) et de la valeur (marchande ou symbolique : d’être n’importe quoi), qui ne se rejoignent ou ne se croisent que sur un axe, à la charnière. Ou bien, dirait-on, le plan de l’art en général décolle du plan de la peinture en particulier, ou bien encore, à fuir l’architecture orthogonale qui les porta jadis et naguère, les icônes constituent une châsse imaginaire où se perd leur valeur iconique de premier degré (elles ne sont plus icônes chacune que d’elle-même). Bien sûr, le biais « à la Theunis » ne symbolise rien d’aussi précis, ne symbolise pas : il joue plutôt comme une énigme ou une ironie à propos de la peinture, il réalise la discrète béance entre ironie et énigme qu’ouvre aujourd’hui le nom de « peinture ». De même, il s’en faut de beaucoup que les œuvres ici rassemblées sous ce nom parlent de la Villa Arson en tant qu’école : elles reforment au contraire accidentellement, au prétexte d’un site dédié à l’art contemporain et à son enseignement, une constellation de signes, si l’on veut, qui eussent été tout différents si d’autres sujets les avaient pris en d’autres lieux et sur d’autres périodes, mais dont les écarts, les lacunes, le disparate même pourraient se retrouver presque à l’identique mutatis mutandis ; car les objets de peinture sélectionnés à l’occasion de hotspotVA valent autant pour eux-mêmes que pour les rapports de divergence qui les éloignent les uns des autres. On s’amusera certes à refaire le catalogue des catégories de peinture qui s’y trouvent in nuce, en notant qu’il y a de l’abstraction géométrique, de la figuration moderniste, de l’art naïf peut-être ou telle variété de néo-expressionnisme, etc. ; mais les catégories s’obscurcissent comme s’estompent leurs frontières à mesure qu’apparaît l’étrangeté de chaque objet de peinture, soit la manière dont chacun soustrait sa variété unique à l’Idée (de la peinture). Tandis que l’Idée mortifie ce qui se collecte ou se collectionne (si peu que ce soit) en son nom comme autant de débris, chaque bloc du désastre retrouve une vie paradoxale dans la solitude où il s’enfonce ; ou tandis que les citations, les reprises et les souvenirs se dispersent le long de l’histoire de l’art, une commune valeur muséale les réunit dans le décor du bel aujourd’hui. HotspotVA a la beauté mélancolique d’un échantillonnage à trous, le poignant d’un présent encastrable et la gaîté d’avoir les mains libres et le regard en biais : anything goes !

Cadre quatre : Julien Bouillon a pensé à Joseph Mouton pour écrire un texte de présentation (celui-ci même). Or Joseph Mouton enseigne encore (l’esthétique) à la Villa Arson, où il rencontra autrefois Julien Bouillon comme étudiant.

J. M.

1 juin 2014

CONCERT EXCEPTIONNEL : R. STEVIE MOORE - 1er juin 2014






























R. STEVIE MOORE
(live)
+
Tropical Ooze
(live)
+
DJ 7
(DJ set)

Dimanche 1er juin 2014
À partir de 17h30
7,50 euros


The son of top Nashville session bassist Bob Moore, R. Stevie Moore began doing his own one-man home recordings as a teenager. Over the course of three decades spent perfecting his technical, musical, lyrical and conceptual skills, Moore’s omnivorous, individualistic pop blender has dug into his awesome — and seemingly bottomless — well of talent and produced, since 1981, several hundred tapes of his original work, self-released and sold exclusively via mail-order from the author’s home studio in New Jersey. Since the early ’80s, his scattered stream of vinyl and CD releases (all but two are imports) have nearly all been assembled, with little overlap, from his cassette-club tapes.
Suffice to say, aficionados of fertile pop imagination, resourceful home studio technique and more stylistic diversity than most record stores can offer are highly recommended to get with Stevie. Start anywhere, and be assured that if you like what you hear on any of the discs, there are countless hours more of equal quality where that came from. (To not overstate the case, it should be acknowledged that the albums favor the cream of the cassette crop, omitting the more esoteric ramblings, personal indulgences, sonic experiments and radio-show elements that find their way into Moore’s handmade missives.) “Unsung hero” only touches on the injustice of obscurity for this wry, heartfelt artist whose limber genius, vitality and productivity make him a far more profound cultural asset than any number of next-big-things with maybe two good albums in ‘em. Why no major label has ever signed him is one of the modern era’s mysteries.
(Upset The Rhythm)


Artwork : Matthieu Palud 

19 mai 2014

150% VOLUME 3/4 Lifestyle - Andrew Birk & Debora Delmar Corp




















Curated by Dorothée Dupuis


OPENING Thursday, May 22 at 7pm
SHOW RUNS May 23 - June 20, 2014

White NOISE Monochrome GRIT Cleanliness CHEMICAL Beauty DISTRESS Order TOIL Locally Produced EARNEST Mass Produced HAWAIIAN Martha Stewart MALE Femininity GESTURE My Muse FLUORESCENT München, Bavaria MISTAKES My Favorite Cities



Artists Andrew Birk (*1985, Portland, USA) and Debora Delmar Corp (*1986. Mexico City) live and work in Mexico City and co-direct NO Space, a project space in the San Rafael neighborhood of Mexico City. 


This exhibition is co-produced by Ateliers des Arques, résidence d'artistes, a residency program based in les Arques, Lot, France, in the framework of their 24th session entitled “The Start-Up”.

18 mai 2014

Tan Lin - invited by Kunstvlaai in Amsterdam

OPENING Wednesday, May 21at 18:00
FROM May 22 to May 25In Amstelpark, Amsterdam, on a billboard in the park (location 43)






















Tan Lin is a poet who works and lives in New York. He currently teaches at the New Jersey City University. Lin’s texts have been published in many magazines (Artforum, Cabinet, New York Times Book Review, Art in America, Purple, etc.). For Kunstvlaai, Treize has invited Lin to design a poster in collaboration with graphic designer Danielle Aubert. This poster will be both the announcement and first fragment of an exhibition of Lin’s work, which will be organized by Treize with the help of Pierre Paulin in 2015. This exhibition is conceived as an accumulation of media with a focus on textual circulation.

16 mai 2014

Projection et rencontre avec Loretta Fahrenholz - invitation à La Galerie de Noisy-le-sec - vendredi 16 mai 2014





















Loretta Fahrenholz, 
Implosion, 2011- Vidéo, 30’- Courtesy de l’artiste



Projection de films de Loretta Fahrenholz suivi d'une rencontre avec l’artiste,  vendredi 16 mai 2014 à 20h
Sur une proposition de Pedro de Llano, curateur en résidence à La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec.


Implosion, 2011 (30’)
« Basé sur une pièce de théâtre de Kathy Acker, ce film de 30 minutes est une expérience de traduction, pas seulement entre médiums et formats, mais également entre époques et corps. Implosion peut être vu comme la continuité ou l'exacerbation d'un geste littéraire initié par Acker, qui situe une intrigue sur fond de révolution française à la fin des années 1970 à New York, transposant ainsi ce contenu historique dans le langage et les corps des punks, des drogués ou des prostitués de New York downtown.L'adaptation de Fahrenholz implique ainsi une sélection de jeunes hommes contemporains et non acteurs professionnels qui, dans la vie réelle, passent leur temps dans les salles de sports, les clubs, ou sur leur IPhone, travaillant parfois comme graphistes ou comme acteurs porno pour internet, mais plus généralement, sont sans emploi et connectés. » Extrait du communiqué de presse de Reena Spaulings Fine Art New York, 2011
My Throat My Air, 2013 (16)
« My Throat My Air » pourrait être décrite comme une version européenne et existentielle de South Park ; ses personnages habitent dans un environnement similaire, agissent avec lenteur, comme drogués ou répondant à des impulsions absurdes. À différents moments, tous mettent en scène une mort violente fictive, sauf la « mère », qui assure venir d’une planète où tout est « éthéré et incorporel ». Extrait du texte de Pedro de Llano pour le journal de l’exposition « Disparité et Demande » à La Galerie, 2014

18 mars 2014

Partners in crime, Glen Rubsamen

























Partners in Crime
Glen Rubsamen

Commissariat: Caroline Soyez-Petithomme

Vernissage vendredi 21 mars de 18h à 21h
22 mars - 19 avril
ouvert du mercredi au dimanche de 14h à 19h

Le 12 mars 2014,
Quand je suis retourné à Los Angeles après une absence de près de 20 ans, ce  qui m’a le plus surpris sont les panneaux d’affichage numériques (logique bien sûr car ils sont beaucoup plus efficaces que les anciens panneaux statiques) et la relation qu’ils entretiennent avec les autres éléments du paysage californien. J’ai rapidement réalisé qu’il était presque impossible de trouver un panneau d’affichage numérique à Los Angeles sans qu’un palmier se glisse dans le cadre de l’image. Les antennes de téléphonie cellulaire, souvent déguisées en arbres, font également partie intégrante de ce paysage post-naturel caractéristique de mon lieu de naissance.

Les panneaux d’affichage sont des supports publicitaires de consommation de masse livrant des images bi-dimensionnelles en constante évolution. Les antennes de téléphonie sont des outils de “services”, au même titre que les lampadaires, les feux rouges, les poteaux électriques ou téléphoniques (sur le plan technologique et par rapport au volume considérable que ces derniers occupent, l’étendue de leur transmission est aujourd’hui moindre) et parmi eux les palmiers ont l’air très anciens (ils ont entre 40 et 100 ans) et font figure de rares êtres vivants tridimensionnels. De cet “accidentel assemblage” résulte l’image d’une nouvelle symbiose “Nature/Culture”. 

En réalité, cet ensemble représente trois âges de la publicité. La nature comme publicité : à Los Angeles les palmiers ont été plantés lors de la création de la ville comme un élément de propagande culturelle martelant le côté glamour et exotique du Pacifique, en somme un leurre visuel pour les populations arrivant de l’Ouest. La domination toujours plus accrue de la publicité se poursuit avec la multiplication des panneaux d’affichages dont le texte et l’image atteignent des proportions démesurés et semblent parfois flotter dans les airs, au-dessus des bâtiments et toits-terrasses (ce type de panneau est le plus ancien et date du milieu du 19ème siècle) afin de pouvoir être lus et vus depuis un véhicule. Enfin, la publicité a pu être projetée sur plusieurs kilomètres via des centaines de milliers de smartphones et tablettes desservis par des tours de téléphonie mobile. 

Le moindre détail du paysage représenté par ces photographies et peintures est commercial, il est le produit direct des plans de marketing et d’une culture entrepreneuriale outrancière. L’imbrication complexe de ces équipements publicitaires transgénérationnels dans le paysage urbain constituent autant d’opportunités de compositions picturales aléatoires. A cela s’ajoute d’autres critères et circonstances: la direction du soleil, les droits de propriété, la circulation, l’aléatoire des décisions prises par le capitalisme de marché, la fertilité du sol, la classe sociale du passant lambda, la mode et la paresse pour n’en nommer que quelques-uns. Au milieu de la juxtaposition de ces éléments émerge une possibilité de créer une image avec un grand potentiel de vérité. 

Mes photographies et peintures n’ont aucune relation entre elles, elles sont des tentatives distinctes mais équivalentes d’exploiter ce potentiel. Elles réussissent autant qu’elles échouent pour des raisons et par des manières différentes et il demeure paradoxalement intéressant de les voir toutes ensemble pour la réalité isolée que chacune représente, à l’instar de portraits d’individus. Et pour conclure: la peinture de l’avion « de chasse » sur le piédestal fonctionne pour moi comme un énième type de panneau d’affichage, une publicité parmi tant d’autres mais sécuritaire, symbole de pouvoir et de nationalisme.

Bons Baisers de L.A,
Glen

10 févr. 2014

MELISSA DUBBIN & AARON S. DAVIDSON - a drusy vein



Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, Mike Muckerheide (dichroic glass), 2013.
Archival pigment print. 44 x 54 inches / 111.76 x 137.16 cm




Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson
a drusy vein
13 février – 15 mars 2014 
Vernissage jeudi 13 février, 18h
Treize


"Je parle de pierres qui ont toujours couché dehors ou qui dorment dans leur gîte et la nuit des filons. Elles n'intéressent ni l'archéologue, ni l'artiste, ni le diamantaire. Personne n'en fit des palais, des statues, des bijoux (...)"

Roger Caillois, Dédicace de Pierres (Gallimard, 1966)


La pratique de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson, décrite comme « a mental stereo pair », puise largement dans le lexique de la géométrie du son stéréophonique et de la vision binoculaire. Ils sont les coauteurs d’un ensemble d’œuvres, entendues comme production de formes, d’objets, d’images et d’expériences, qui embrassent indifféremment la photographie, la vidéo, le son, l’installation, le dessin, la sculpture et le livre d’artistes, depuis qu’ils ont initié leur travail en commun en 1998.

Souvent traversé par la question de la matérialisation de phénomènes immatériels - comment photographier la température ou le vent (Smokescreens), comment sculpter et photographier le son (The New Noise, Echoes), comment énoncer ou rendre audible une image (the camera moves…) -, leur travail explore la manière dont le temps manifeste son empreinte (Volumes for Sound), et la manière dont les objets enregistrent, conservent et restituent souvenirs et histoires (You Love Me TrulyFallen Books). C’est dire le primat de la narration spéculative dans des œuvres qui, depuis 2006, se sont développées sur un substrat biographique et fictionnel (Nobody Shoots a Broken Horn), ou qui les ont conduit, selon des protocoles et scripts précis, à créer au coeur de leur travail les conditions pour des projets collaboratifs (Sound Design for Future Films).

Mais c’est peut-être avec Making a Record (Diamond, Ruby, Sapphire, Emerald) que l’ensemble de ces questions s’articule de manière encore plus complexe. Le projet constitue le portrait itératif d’une gemmologue réalisé avec la matière qui fonde sa pratique : la voix de Karen L. Davidson parlant de quatre pierres a dans un premier temps été gravée par ces mêmes pierres sur quatre disques matrices réalisés par galvanoplastie. Quatre pendentifs ont ensuite été conçus en utilisant les quatre stylets de diamant, de rubis, de saphir et d’émeraude, avant d’être portés par quatre personnes (une commissaire d’exposition, un auteur, un artiste et une psychanalyste), qui à leur tour ont produit quatre textes retraçant leurs expériences respectives au contact de ces objets.

Work in progress depuis 2009, Making a Record est présenté dans ses derniers développements au Treize, parmi un canevas d’œuvres nouvelles et anciennes, faisant une large place à la matérialisation du son et à l’exploration de technologies de vision (télescope, microscope, appareil photo), aux côtés de modes plus récents de lecture et d’écriture d’images (laser).

Ni joailliers ni tailleurs de pierre, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson ont pourtant fait du minéral un modèle, un enjeu central de leur pratique, ce que donnera à voir leur exposition a drusy vein : une veine drusique. Masse tabulaire de cristaux tapissant une fissure longiligne dans la roche, la veine drusique est ainsi "déposée" en elle, comme dans son lit. La veine naît dans les profondeurs rocheuses mais ne se signale au regard que par la strie qu’elle laisse apparaître à la surface de la roche. La trace précède ici l’inscription. Et c’est à l’observation de cette trace discrète, qui indique l’endroit d’un potentiel trésor, que le travail de ces deux artistes nous invite.

A la fois structure et processus de sédimentation, l’exposition est rythmée par l’inclusion hebdomadaire de nouveaux travaux et événements (concert, diffusion sonore, projection, lecture, rencontre et discussions) venant modifier en permanence la nature de ce qui est montré et de ce qui est potentiellement découvert. Chaque jeudi, a drusy vein invite ainsi les visiteurs à explorer, à la façon du prospecteur, des strates successives et des registres de production afin d’en excaver du sens, des questions et surtout de nouvelles spéculations. Chaque événement devient quant à lui la formalisation possible d’une œuvre tout en étant la condition nécessaire à la reconfiguration de l’exposition elle-même.

- Maxime Guitton (commissaire de l’exposition)


Biographie :

Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson collaborent depuis 1998. Leur travail a fait l’objet d’expositions personnelles, les plus récentes à Audio Visual Arts (AVA), New York, NY (2013) ; Henie Onstad Kunstsenter, Høvikodden, Norvège (2012) ; et Nýló, The Living Art Museum, Reykjavik, Islande (2012). Parmi leurs dernières expositions collectives, on peut citer The String and the Mirror, Lisa Cooley, New York, NY (2013) ; Alchemical, Steven Kasher Gallery, New York, NY (2013) ; Sound Spill, Zabludowicz Collection, New York, NY (2013). Leur travail a été exposé à travers le monde, en musées, galeries et centres d’art, notamment SculptureCenter, New York ; Wexner Center for the Arts, Columbus, Ohio ; Overgaden, Copenhague, Danemark ; Exit Art, New York, NY ; New Museum, New York, NY ; 2004 Gwangju Biennale, Corée ; et Moderna Museet, Stockholm, Suède. Leur travail est actuellement visible à la Pulitzer Foundation for the Arts, St. Louis, MO et à Diverse Works, Houston, TX. a drusy vein est la première exposition personnelle à Paris de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson.

Dubbin et Davidson résident et travaillent à New York.  



Heures d’ouverture et calendrier général de l’exposition :

a drusy vein est ouverte les jeudi (18h-20h), vendredi (12h-20h) et samedi (12h-20h), et sur rendez-vous du lundi au mercredi.

Chaque semaine, une série d’inclusions (concert, diffusion sonore, projection, lecture, rencontre et discussions) vient rythmer l’exposition. Toutes les informations détaillées seront adressées par une newsletter hebdomadaire.

Jeudi 13 février (18h)
Vernissage

Jeudi 20 février (18h)
Inclusion #2

Samedi 22 février (21h)
Concert de Stine Janvin Motland

Stine Janvin Motland est une chanteuse, improvisatrice et compositrice. Son travail met en œuvre un éventail de techniques vocales qu'elle déploie dans les champs de la nouvelle musique, du théâtre et de l'improvisation. Figure centrale de la scène musicale expérimentale norvégienne, elle se produit en solo et avec les groupes VCDC et S/S Motsol. Parallèlement à ses collaborations avec C. Spencer Yeh, Chris Corsano, Lasse Marhaug, Maja Ratkje, Fred Lonberg-Holm, Nils Henrik Asheim, Frode Gjerstad, Øyvind Torvund ou encore Mats Gustafsson, elle se produit comme comédienne et chanteuse au sein de sa propre compagnie de théâtre, Brigitte & Paula Band et au sein de l'opéra pour bébés Korall Koral. Entrée : 5 €

Jeudi 27 février (18h)
Inclusion #3

Samedi 1er mars (18h)
Conversation entre Violaine Sautter, Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson et Maxime Guitton

Violaine Sautter est géologue au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), directrice de recherche au CNRS, et co-investigatrice sur le Laser Chemcam embarqué sur Curiosity, le programme actuel de la NASA sur Mars. Avec la participation du Programme d'expérimentation en arts et politique (SPEAP) de Sciences Po.

Jeudi 6 mars (18h)
Inclusion #4

Samedi 8 mars (18h)
Diffusion sonore de The Anatomy of Melancholy de Rudolf Komorous (1974)

The Anatomy of Melancholy est une pièce de durée indéterminée pour bande et « tape-jockey » créée par le compositeur canadien d’origine tchèque Rudolf Komorous (né en 1931). Elle tire son origine du traité du même nom écrit en 1621 par le pasteur anglais Robert Burton, catalogue étrange des causes, symptômes, pronostics et traitements de toutes les formes de mélancolie. Basé sur un répertoire de 149 pistes de durées variables, composées pour synthétiseur Buchla, piano, orgue, clavecin, basson, cordes, field recordings, …, et enregistrées en mono, stéréo et quadriphonie, cet environnement sonore sera diffusé et spatialisé par Eric Chenaux & Maxime Guitton.

Jeudi 13 mars (18h)
Inclusion #5

Samedi 15 mars (18h)
Projection de Sound Design for Future Films (2006, 2008, 2010) & lecture d’Elina Löwensohn, comédienne

Sound Design for Future Films est un projet de Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson qui se propose de renverser la hiérarchie et le flux de travail propres à la production de films, en prenant pour point de départ une bande-son de 2 minutes 30 réalisée pour une scène qui n’existe pas. Melissa Dubbin & Aaron S. Davidson ont pour ce faire commencé par rassembler les détails narratifs sonores nécessaires à la construction de la scène : sons décrivant des actions imaginées, qui ne soient ni dialogue ni musique. Prélevés dans des bibliothèques sonores, ils ont été composés de manière à créer une narration indirecte. La matière sonore ayant été pensée comme la ressource première utilisable par des plasticiens, la scène a alors été confiée à 20 artistes invités à créer les images manquantes. Chaque contributeur a reçu pour seule instruction de ne pas modifier la bande sonore qui leur avait été transmise. Sound Design for Future Films est une plateforme collaborative initiée en 2006, dont la troisième édition a eu lieu en 2010.  


a drusy vein a bénéficié du soutien de l'Ambassade royale de Norvège à Paris.